Mongolie
Bye bye China !
Nous voila sur le point de passer la frontière, après 5 semaines en Chine et 500 km a pied ! C'était pour nous une sorte de pèlerinage sur les traces d'OTHER, bien que les régions traversées soient complètement à l'opposé, que ce soit en termes géographique, climatique, d'urbanisation et de développement économique ou encore de minorités ethniques.
Mais nous avons à nouveau passé de délicieux moments parmi ce peuple. Nous nous sentons bien en Chine et cela est principalement dû aux regards portés sur nous : c'est un parfait équilibre entre anonymat et curiosité sympathique, qui nous fait nous sentir juste assez étrangers pour nous dépayser et juste assez dignes d'intérêt pour nous flatter. Parmi les compliments courants mais toujours aussi agréables trônent en pôle position notre bonne maîtrise de la langue et notre capacité à marcher sur de si longues distances.
Nous apprécions toujours autant l'ambiance sécuritaire qui donne au touriste une grande liberté individuelle et une confiance absolue dans l'honnêteté et la sincérité des gens. Contrairement à OTHER, nous n'avons quasiment pas été confrontés à la police. Mais parallèlement nous n'avons pas combles notre désir d'échanges profonds avec les locaux et cela nous manque un peu. Nous avons identifié plusieurs raisons à cela :
- dans le Hebei, les villageois étaient clairement assez froids et peu enclins à la discussion
- en Mongolie Intérieure, nous avons ressenti beaucoup plus de chaleur, de curiosité et d'hospitalité. Mais, les routes ne traversent quasiment aucun village car l'habitat est hyper dispersé. Marchant sur la piste, nous n'avions pas de contact physique avec les éleveurs et donc pas d'occasion de nouer des liens. Ceci dit, nous avons tout de même fait quelques belles rencontres, éphémères, avec des tenanciers d'épicerie, des employés de péage, des camionneurs, etc.
On aime aussi la Chine pour de tout petit details qui nous font toujours sourire. Quelques clins d'oeil !
Les restaurants Hui (ethnie musulmane chinoise) et leurs posters détaillant exactement les mêmes plats dans toute la Chine ! On aime pour la simplicité lors de la commande du plat ! On montre l'image et hop, c'est réglé !
Les danseurs de Madison sur la place publique à l'aube et au crépuscule. A tous nos amis qui vont se marier cet été, on pense à vous, et on espère que vous aurez d'aussi belles chorégraphies lors de vos noces !
Les salles de sport publiques en plein air, qui permettent à tous de s'assouplir, se muscler et se masser tout en discutant le bout de gras. C'est génial, ça existe aussi entre autres au Brésil, pourquoi pas en France ?
Les ados plus ou moins timides qui nous suivent à la trace, tentent parfois un Hello, voire nous prennent en photo ! Séance fou rire à la clé !
Les baozi, ces petites boules de blé fourrées et cuites à la vapeur. Hum ! On reviendrait juste pour ça !
Et comme pour nous rappeler que nous sommes sur cette frontière à la croisée de 2 cultures... certains plats sont servis avec des baguettes, d'autres avec une cuillère ! Alors, à vous de choisir !
Question insoluble
Régulièrement sur les bords de route en Chine, nous avons pu voir ce triste spectacle : un amoncellement de chaussures et de vêtements usagés. Certains sont dans un état très vétuste, tandis que d'autres paraissent presque neufs. Le plus souvent la maison la plus proche est à plusieurs km et le tas est complètement isolé...
Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas résolu l'enigme de la présence de ces déchets. Peut-être pourrez-vous nous aider à comprendre ce "phénomène" récurrent ?
3 alphabets pour une seule ville
A Erlian, la ville chinoise à la frontière mongole, se côtoient sur les panneaux 3 alphabets.
1/ Les sinogrammes, comme dans toute la Chine. Ce sont les caractères que nous connaissons tous, utilisés par la civilisation chinoise depuis plus de 4500 ans. Sur les panneaux se sont les plus gros caractères. C'était déjà le cas au Tibet pour ceux qui nous suivaient en 2009, les panneaux étaient en chinois et tibétain.
2/ Au dessous des sinogrammes, on reconnaît des caractères en cyrilliques. On se dit alors "Chouette du russe !" (quoique le russe n'est pas si facile...) mais en fait, c'est l'écriture mongole qui utilise cet alphabet. C'est une forme légèrement modifiée de l'alphabet cyrillique. Il fut introduit et imposé en Mongolie en 1941 pendant la Seconde Guerre Mondiale, quand le pays devint un satellite de l'URSS. Il est utilisé aujourd'hui en Mongolie dans la vie de tous les jours. Comme Erlian est une ville frontière et qu'un important commerce a lieu avec la Mongolie voisine, l'utilisation de cet alphabet est nécessaire pour attirer les riches Mongols qui viennent profiter des magasins et centres commerciaux bien achalandés de la ville.
3/ Enfin les sortes de petites pattes de mouche au-dessus des 2 autres correspondent à l'écriture du mongol traditionnel. Cet alphabet fut adapté au XIIIe siècle à partir l'alphabet ouïghour, proche du turc. La caractéristique principale de cette écriture est sa direction verticale. Wikipedia nous dit qu'il s'agit d'ailleurs de la seule écriture verticale à être écrite de gauche à droite. L'alphabet comporte 35 lettres, 8 voyelles et 27 consonnes.
Les panneaux d'Erlian ont donc 3 alphabets pour 2 langues orales. Le mongol écrit en caractères traditionnels est sans doute le même que celui en cyrillique. En discutant avec des Chinois de Mongolie Intérieure d'ethnie mongole (il faut choisir ses mots), nous avons appris que les Mongols de Mongolie ne savent plus utiliser l'alphabet traditionnel. Nous verrons ça dans quelques jours. Il y a aussi des locuteurs mongols en Russie (en Bouriates et Kalmoukie) mais on imagine qu'ils emploient a fortiori l'alphabet cyrillique. Réponse dans un peu plus de 2 mois.
Erlian, ville frontière
En s'approchant d'Erlian, la ville chinoise à la frontière sino-mongole, après une centaine de km de marche dans le désert, nous avons aperçu dans le nuage de poussière une structure qui nous était familière. Nous avions déjà vu sur Internet cette arche-statue en forme de 2 brachiosaures (?) et nous nous étions fait la réflexion que les Chinois sont vraiment capables de tout. Les 2 langues qui se touchent sont même un brin subversives, non ?
Et effectivement, la ville d'Erlian (ou Erenhot) est incroyable. Une sorte de Las Vegas au milieu du Gobi, avec de grandes avenues, des commerces dans tous les sens, des hôtels de toutes les gammes, des restaurants de luxe... Le contraste est terriblement saisissant après la solitude et le vent des dernières jours. La nuit, des néons, des enseignes lumineuses et les haut-parleurs à plein tube nous feraient nous croire sur le Strip de la Capitale du jeu.
L'explication est qu'Erlian est d'une part sans doute une ville "nouvelle" subventionnée par les autorités de Mongolie-Interieure (voir post du 16 mai) mais surtout que la ville profite de la proximité de la Mongolie pour développer un commerce florissant. La classe aisée mongole, qui a découvert le capitalisme en 1991 cherche à s'approvisionner pour les biens dont les filières n'existent pas encore de l'autre cote de la frontière. Et comme les prix sont imbattables en Chine, Erlian attirent des acheteurs jusqu'à Oulan Batior à plus de 600km et en tire de gros bénéfices qui enrichissent la population. Et bien sûr les Mongols fortunés qui viennent s'approvisionner et dépenser leurs devises souhaitent profiter de leur séjour pour descendre dans un bel hôtel, manger dans de bons restaurants et acheter des vêtements de marque. Il y a également un grand nombre de boutiques qui proposent des produits d'importation occidentale mais malgré notre recherche assidue, toujours pas de Nutella...
La fierté d'Erlian, c'est le nombre importants de fossiles de dinosaures différents exhumés dans la région, dont le Gigantoraptor, découvert ici pour la première fois en 2005. Outre l'arche qui enjambe la route au sud, les statues et fresques sont nombreuses dans la ville elle-même.
Erlian est située sur la ligne du chemin de fer transmongolien (branche sud du transsibérien) que nous suivons depuis SoniYuqi et qui va être un de nos guides pour la navigation en Mongolie. La différence d'écartement entre les voies ferrées de Mongolie (écartement type russe de 1 520 mm) et de Chine (écartement standard de 1 435 mm) impose le changement des essieux des wagons, tâche qui est effectuée dans la gare d'Erlian.
Les villes nouvelles de Mongolie-Intérieure
Comme nous vous en parlions le 14 mai, voici un post sur les villes de Mongolie-Intérieure. A partir des années 2000, après la découverte de gigantesques gisements de charbon, de gaz et de terres rares, les autorités de Mongolie-Intérieure ont fait un pari fou : développer leur région en construisant des villes nouvelles. Ils anticipent donc des besoins futurs en termes de logements, d'infrastructures, de bâtiments divers. Ce pari est soutenu par le Gouvernement Chinois qui voit dans la construction de ces villes entières un "relais de croissance" intéressant. L'objectif du Gouvernement reste toujours la paix sociale, qu'il ne peut maintenir qu'au prix d'une croissance qui frôle les 2 chiffres et qu'il est tous les ans plus difficile à assurer...
Un exemple tristement célèbre de ces cites crées de toutes pièces est celui de la ville nouvelle d'Ordos. La ville est prévue pour 1 million d'habitants d'ici 2020, avec toutes les facilites et les équipements les plus modernes. Problème : L’immobilier de la ville géante, flambant neuf, est hors de prix pour beaucoup de Chinois. Il y aurait actuellement moins de 30 000 habitants pour 300 000 attendus à ce jour, sans doute perdus et hébètes au coeur de cette ville fantôme. Et la ville est toujours en chantier, en croissance permanente !
Nos pas ne nous ont pas menés jusqu'à Ordos mais à une (beaucoup) plus petite échelle, nous avons pu observer ce phénomène à plusieurs reprises. On sent bien en arrivant dans ces villes qu'elles ont été créées sur la base d'un simple village et que la population est issue d'une immigration récente. Plusieurs bâtiments sont encore inoccupés mais presque déjà défraîchis. Les avenues sont disproportionnées, les feux de signalisation ne régulent qu'un trafic ridicule et les grues sont toujours en action dans le ciel, édifiant d'innombrables futurs immeubles d'habitation.
Pour ceux qui souhaiteraient approfondir ce phénomène, Géo propose ici un reportage instructif sur Ordos.
Il semblerait que même dans une dictature, les populations ne se déplacent pas aussi facilement depuis qu'on ne déporte plus dans l'Empire du Milieu...
La météo des plages vous est présentée par Julie et Philippe...
Nous en avons encore bien bavé ces derniers jours, bataillant pendant des heures à corps perdu contre un phénomène bien plus fort que nous, et qui aura raison comme à chaque fois de notre bonne humeur.
Qu'il souffle ce vent ! Et de face en plus ! Nous nous plions à ses caprices en courbant un peu plus le dos à chaque rafale, mais nous l'aurons sur la durée, car comme on dit, après la tempête vient le beau temps ! Et oui Eole, à chacun son heure de gloire : l'un atteint 100 km/h mais laisse après quelques jours place aux autres pour des pointes à 35 km/j !
Les tempêtes de poussière sont habituelles au printemps et mêlent deux éléments désagréables pour le commun des mortels : le vent et la poussière. Elles sont célèbres jusqu'aux USA qu'elles atteignent en à peine 4 à 6 jours. Elles tirent leur origine des grandes étendues désertiques du nord-ouest de la Chine et du sud de la Mongolie que les vents printaniers balaient en soulevant des nuages de fines particules, qui se déposent ensuite sur le Hebei, Pékin, la Corée puis les USA après une traversée du Pacifique.
Leur fréquence ne cesse d'augmenter en Chine, passant de quelques 0.3 à 1.0 occurrence annuelle en Mongolie Intérieure au 17ème siècle à 3 à 5 dans les années 90'. D'autres estiment que la région de Pékin subit annuellement 15 tempêtes de poussières depuis 1/2 siècle.
Les facteurs aggravant sont bien connus : déforestation, surpâturage et surcultivation, autrement dit désertification. Ils aboutissent d'une part à la dégradation de la fine couche de terre arable qui empêche le contact entre le vent et le sable sous-jacent et d'autre part à la disparition des barrières végétales qui maintiennent le sol et jouent le rôle de coupe-vent. En Chine, le Gobi avance de 3600 km2/an ces dernières années, ce qui laisse supposer que la tendance à l'intensification des tempêtes de poussière va continuer.
Le gouvernement n'est pas insensible à cette question qui pourrait contribuer à ébranler la croissance (souvenons-nous de la pagaille jetée par le nuage de cendre du volcan islandais Eyjafjöll en avril 2010...) et met en place tout un panel de solutions.
La Grande Muraille Verte a été initiée dans les années 70' et doit aboutir en 2050 à un rideau de 4500 km d'arbres. Mesure phare, elle est cependant fortement critiquée. Certains décrient la mise en place de monocultures extrêmement sensibles aux maladies et défavorables à la biodiversite, d'autres l'accentuation de la baisse des ressources en eau souterraine. Mais le gouvernement chinois y voit aussi des puits de carbone capables d'absorber une partie des émissions des centrales à charbon.
La limitation du surpâturage est aussi prônée, en relocalisant les éleveurs dans des zones moins arides, voire en ville. D'une pierre trois coups, cette mesure permettrait premièrement de réduire la désertification, deuxièmement de limiter le nombre d'éleveurs dans le Gobi et ainsi de pouvoir exploiter tranquillement les ressources minières souvent source de conflit car consommatrices de terres, et troisièmement de siniser un peu plus l'ethnie mongole en la noyant dans la masse urbaine.
ps : pas de photos perso, ce serait la fin de notre appareil photo ! La poussière est le cauchemar de la ménagère, elle s'insinue vraiment partout !
120 km de soleil, de pluie, de vent et de sable
Après quelques jours de repos à Soni Yuqi, histoire d'attendre un peu que le genou de Julie dégonfle après les efforts des derniers jours, nous sommes repartis vers le nord, vers la frontière, pour nos derniers 120 km en Chine. Cette fois, il n'y a plus d'alternative, nous allons devoir suivre la route principale, une 2x2 voies (!) et nous appréhendons malgré tout le trafic qu'il peut y avoir dans ce coin perdu. Nous aurons l'occasion de suivre l'ancienne route que la nouvelle a recouverte sur la majorité du parcours mais qui reste accessible par tronçons. Sinon c'est le bord de l'autoroute, heureusement très peu passante. Nous sommes régulièrement complètement seuls sur le bitume, avec pourtant une visibilité de plusieurs km. L'infrastructure anticipe les besoins et précede l'arrivée de la population. Nous vous donnerons des détails dans un autre post.
Bien sûr, au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans le Gobi, le désert est de plus en plus présent. Du sable très fin puis parfois une zone un peu plus verte après une petite colline, puis à nouveau du sable, puis une végétation d'épineux ou de petits buissons secs...
L'avantage qu'il y a à suivre une route d'une certaine importance, ce sont ces infrastructures que nous utilisons pour nous protéger du soleil brûlant les premiers jours. Cela est possible évidement quand le sable soufflé par le vent n'a pas bouché les tunnels...
On se demandait pourquoi il y avait autant de tunnels pour évacuer l'eau, à peu près tous les 2 km. Et puis une nuit, on a compris... : la pluie peut vraiment être très forte ! Jusque là, on avait eu quelques petites ondées qu'on trouvait même agréables car elles humidifient l'atmosphère (15% d'humidité en moyenne) et refroidissent un peu les ardeurs du soleil. Mais là, toute la nuit c'était un peu long, même si au matin, on a pu repartir à peu près au sec dans la brume. Un truc sympa par contre avec la pluie, c'est que plein de petites graines se dépêchent de germer avant la prochaine canicule. On a presque pu voir leur développement à l'oeil nu dans le sable ! Les bords de route sont une aubaine pour ces plantes car le bitume canalise l'eau d'une surface importante et arrose bien les abords.
Ce jour là, on est plus ou moins passé entre les averses, mais on n'a pas échappé au vent très froid de plus en plus violent et venant du nord-ouest. En quelques heures, on a perdu une vingtaine de degrés et réappris à marcher face au vent, secoués par les bourrasques. Pas très sympa tout ça. On ressort les bonnets et les polaires, il faut être adaptable dans le Gobi ! Avec le vent vient son corollaire : la tempête de sable et de poussière. Très vite on en a plein les yeux, la bouche et le nez. On adopte alors la technique du peloton du Tour de France. Le premier fait la trace et le deuxième avec le Trollix s'abrite comme il peut. Heureusement le soir, une ancienne maison qui a apparemment servi depuis à parquer divers troupeaux va nous abriter. Avec le vent qui souffle dehors et une couverture de survie sur le sol, on s'en accommodera tout à fait ! Le lendemain on arrive fourbus et poussiéreux à Erlian, la ville frontière.
Le mystère de la boulangerie chinoise...
Idiotement, nous sommes toujours attirés par ce que nous croyons connaître. Même si nous cherchons dans ces voyages à quitter nos habitudes, à nous dénuder pour nous dévoiler à nous-mêmes sous un autre angle, dès que nous le pouvons, nous replongeons dans nos petits délices et tout ce qui crée un environnement semblable à celui dans lequel nous évoluons depuis notre plus tendre enfance.
Comme on le dit souvent, ce qui est dur dans les voyages à pied que nous effectuons n'est pas la marche en elle-même, mais l'absence de repères, l'incertitude constante, l'incompréhension partielle de ce qui nous entoure, l'absence de toute connaissance sur le futur même très proche, la vie 24h/24 au grand air. Mine de rien, un toit et 4 murs procurent toujours une sensation de sécurité... Qu'y aura-t-il après cette petite colline ? Encore le désert, un bourg dans lequel faire quelques emplettes, une ferme pour remplir les bidons d'eau ? Dans combien de temps trouverons-nous de l'ombre ? Quel temps fera-t-il cet après-midi ? Et demain, allons-nous encore craindre la chaleur ? Cette route rejoint-elle bien la ville que l'on vise ?
Tout cela crée une sorte d'insécurité, ébranle les fondations de la personnalité, et pousse à construire sa confiance en soi, une sorte de foi en la vie qui permet d'avancer sans crainte et de transformer la peur initiale en très grande joie.
Mais, dès que nous le pouvons, nous allons spontanément vers le connu. C'est ainsi que nous nous arrêtons régulièrement dans les sortes de boulangeries/pâtisseries chinoises. On y trouve toute sorte de pains, salés ou sucrés, toujours très gras.
Mais aussi et surtout, des étals de gâteaux...qui nous ont toujours profondément interpellés.... Nous avons fréquenté bon nombre de ces pâtisseries un peu partout en Chine. Et avons très rarement assisté à l'achat d'une de ces tartes à la crème. Or les vitrines ne sont pas réfrigérées... Alors, vrais gâteaux ou ersatz en plastique ???
La question devenant vraiment obnubilantes dans nos têtes de scientifiques qui veulent tout comprendre, nous avons craqué et avons fait l'expérience nous-mêmes... et bien, les biscuits crémeux présentés en devanture ne sont pas ceux qu'on mange... Et voilà celui que nous avons choisi...
Et la préparation de cette petite merveille. La génoise est découpée selon la forme voulue, posée sur le fond de la boite en plastique.
Et hop, on ajoute une bonne dose de crème fouettée hyper allégée, à moins que ce ne soit du blanc d'oeuf battu et sucré, ou encore un mélange des deux, en tout cas c'est assez écoeurant mais très facile à digérer...
Nappage à l'aide d'un produit tout prêt qui coule un peu trop à 30 degrés... et oui, la Chine n'est quand même pas homogène malgré la volonté du gouvernement et il faudrait au minimum prendre en compte les climats...
Finalisation en collant des décorations toutes prêtes et quelques morceaux de fruits frais à grand renfort de crème fouettée...
Et voila, 10 minutes top chrono, le gâteau est prêt et on a même le sourire de la très gentille pâtissière en prime...
On s'interroge toujours sur ce que fait réellement le pâtissier. A priori seule la génoise est cuisinée sur place, le reste n'est qu'un assemblage de composés achetés prêts à l'emploi...
Pour le petite histoire, on s'est encore fait avoir sur le chocolat... Il n'y a définitivement pas de chocolat en Chine ! Dans les "viennoiseries", c'est de la pâte de haricot rouge qui nous fait toujours espérer des pépites de chocolat. Très répandue en Chine, elle remplace complètement le cacao français... quant à notre gâteau, la pâtissière avait bien prononcé le mot magique, mais le nappage devait contenir 10% de cacao ! Ah, que nous sommes naïfs !
Question de distance
Le désert est pour nous un nouvel environnement. Il y a pour le néophyte un certain nombre de parametres à intégrer pour comprendre ce milieu, comme la température, la réflexion solaire... Entre autres, les distances nous semblent toujours faussées. On ne parle pas là de mirage mais bien du fait que des objets (animaux, virages de la route, ponts, maisons...) nous paraissent toujours beaucoup plus proches qu'ils ne le sont dans la réalité. Cette impression est sans doute due à l'absence de montagne/colline ou de bâtiments pour nous boucher l'horizon.
Un exemple : à quelle distance vous semble être cette ville dans le soleil couchant ?
Et bien contre toute attente il nous faudra en fait le lendemain plus de 15 km pour rejoindre ces maisons !

























































